Apaisement
Dans mes nuits de gerçures aux angles douloureux
Mes yeux se désagrègent, et saignent les lambeaux
Froissés et froids d'un passé aux méandres tortueux
Qui m'empêche parfois de croire à ce qui est beau...
Quand sur mon cœur meurtri se dissolvent les pétales
Incandescents des mensonges et des faux-semblants,
Dans ces heures éphémères où le désespoir s'installe
Je cherche ton regard aux confins bleus du firmament...
Dans les longs couloirs verticaux de ma désespérance
J'écorche mon cœur aux arêtes tranchantes du paraître ;
Sur le quai de l'oubli, ombre froide, je suis en partance
Pour un ailleurs, un autrement, un nulle part peut-être...
Quand sur ma peau grise, flétrie du souffle des jalousies
Naissent en longs filets de sang les traces de vos blessures,
Dans ces heures morbides où la douleur s'habille d'infini
C'est contre ton cœur et par tes mots que le mien se rassure...