Sans le savoir
Sans le savoir, aux heures fragiles de mes nuits,
Tu écrivais des mots velours, des mots espoir ;
Le ciel métallique s'est fait un peu moins noir
Et, doucement, dans mes yeux a cessé la pluie.
Parce que ces mots que je lisais sonnaient vrai
Ils ont caressé mon âme et m'ont bouleversé ;
Emu, mon cœur les voyait chaque soir arriver
Et, sans le savoir, tu disais ce qui me déchirait.
Mes yeux n'avaient pas eu le bonheur de te voir,
Or je t'offrais les miens, meurtris mais souriants ;
Les tiens me manquaient vraiment à cet instant
Car c'est en les rêvant que je te lisais chaque soir.
Nos prochains pas sur le chemin secret de notre île
Seront douceur et tendresse, complicité et caresses
Pour que, dans ce bel oasis que la vie nous laisse,
Nos regards tissent entre nos cœurs un invisible fil.