Aux alentours de mes doutes poussent des fleurs fanées, mortes avant d'avoir brillé. Un flot de brume rêve envahit mes veines et renvoie à d'autres lunes l'écho de mes souffrances et l'obsédante musique de quelques nocturnes métaphores. La nuit colore mes doutes d'ennui et de gerçures lorsque mes mains se tendent vers un peut-être déjà évanoui entre les éclats coupants du miroir brisé.
Peut-être... Imagination...
Nous vivons de peut-être
Et crevons d'imagination...
Je doute des couleurs du temps
De la senteur des voyelles
Et du poids des mots
Comme des draps trop lourds
Sur mon corps meurtri...
Aux alentours de mes demains, j'ai croisé un mendiant oublié sur le quai des solitudes. J'ai mis mes pas dans les siens et cheminé quelques lunes en sa compagnie. « Je suis le passager du silence... » m'a-t-il dit avant de disparaître pour rejoindre le soleil qui l'attendait, enfoui sous les draps de l'horizon. De nouveau seul, j'attends... Un autre silence...
Il est une heure quelque part,
Ici ou ailleurs,
Dans tes yeux, sous ma peau...
Il est une heure pour quelqu'un,
Pour personne...
Le temps naît et se meurt,
Il est passage,
Et nos vies, filles du temps
Ne sont que filles du vent
Et du silence...