Promenade nocturne

Publié le par Antine@


En long cortège silencieux d'ombres tentaculaires, les arbres déchirent de leurs branches le satin rougeoyant du ciel dont les lambeaux s'envolent au vent mauvais... Affolés, ils se plaquent aux murs, dérisoires affiches d'un spectacle permanent où les persiennes closes pleurent des larmes acides dans le labyrinthe des rues...


                        Il est déjà demain

                        Dans les sables mouvants

                        Du sablier du temps...

                        Aux aiguilles inquiétantes

                        Des horloges aveugles...

                        Il est déjà demain

                        Dans mes mains tendues

                        Sur le voile de la nuit...

                        Dans mon cœur perdu

                        Qui agonise sans un cri...


De métaphores mélancoliques en arabesques hypnotiques, les mots viennent et cherchent le delta satiné de la page comme un apaisement provisoire... Être enfin le non-dit, non-écrit que tu ressentiras si tu parviens à rejoindre les sinuosités fauves de ce bouillonnement qui fracasse mes sommeils sur le granit inaliénable de mes errances...


                        Il y aura

                        Il y a

                        Il y avait...

                        L'imparfait, cette conjugaison du désespoir

                        Balbutie ses terminaisons

                        En contre-jour...

                        Le présent se cherche un avenir moins noir

                        Dans les méandres bleus

                        Des magazines...


Aux devantures racoleuses des marchands re rêve sur papier glacé, un soleil factice a pris la pose et fait les trois huit avant de s'éteindre, à heures fixes,  avec au cœur des remords d'infini... La nuit s'en amuse, elle qu'on ne parvient pas à soumettre et qui, sous les plis de son manteau de bure, garde des voyages fabuleux où la lune préside les épousailles inattendues de l'ombre et du mystère...

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Publié dans Poésies

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A
Mystère de l'instant:il est toujours déjà après...Tes nuits entre rêves et mots semblent te le souffler si fort. C'est un plaisir renouvelé de te lire. Belle soirée, je t'embrasse...
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A
<br /> Je suis sincèrement touché de ce que tu écris... Oui mes nuits sont pleines d'images, de mots, de parfums, de voyages qui souvent fracturent mes sommeils... Alors j'essaie avec les mots de garder<br /> une empreinte de ces moments si particuliers... J'aime cet état si particulier entre veille et sommeil, cet équilibre fragile sur le fil de la conscience d'où naissent des mots qu'on n'attendait<br /> pas...<br /> Merci d'être venue, de les partager...<br /> Je t'embrasse<br /> <br /> <br />
L
La nuit, derrière ses persiennes, a trouvé le chemin de tes mots pour verser des larmes qui ne sont que des braises ne demandant qu'à se rallumer... <br /> Les rêves sont les guides de cette promenade, afin que chaque lendemain puisse permettre de faire vivre ce rêve et de le faire éclore à la douceur de l'aurore...
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A
<br /> Entre les persiennes de mes paupires mi-closes coulent les larmes de l'émotion... Que seront les prochaines nuits ? Quelles images nous réservent-elles ?<br /> Tes mots sont des voyages... Tes images sont des rêves... Et tes visites dessinent le fil d'un chemin sur la toile invisible de nos vouloirs...<br /> Je t'embrasse...<br /> <br /> <br />