Sous le réverbère
Ce texte a été écrit à quatre mains avec la complicité de mon amie Loukristie qui a tissé sa toile ici... Nous avons voulu tenter de faire avec les mots ce que d'autres font avec un piano : écrire à quatre mains... Avant de le lire, il est important que vous sachiez que nous avons écrit un vers chacun à tour de rôle... Nous vous offrons cette première exploration du champ des possibles...
Au cadran des horloges, le temps a pris le large...
Mort ou fragile voyage, nul ne l'a jamais su.
Les secondes, de désespoir tombent dans la marge
Dans ces rivières glacées ou gisent les âmes perdues.
Au détour des rues, elles racolent les errances,
Ombres en décrépitude, assoiffées de sursis,
Elles plantent leurs lames effilées de souffrance
Dans les chairs étalées sur nos pages meurtries...
Des affiches écorchées pleurent au bras du silence
Dans les ruelles étroites où s'allongent les brouillards,
Et sous les yeux morts d'un réverbère en instance,
Des flaques de tourments guettent nos tristes mémoires.
Une âme de corbeau, empêtrée dans ses ailes
Fait la manche sur l'asphalte de nos indifférences ;
Passants, pardonnez à cette sombre sentinelle
Pleurant sa douleur de n'être que votre conscience.Loukristie & Antine@