L'oppression

Dans le rafiot de hasard qui coule
Près des côtes d'un paradis rêvé,
Alors que les passeurs eux roulent
Sur l'or de ceux qu'ils ont bafoués...
Dans larmes de douleur ruisselant
Sur la joue de la femme méprisée
Qui se tait, souffre et n'ose pourtant
Avouer les coups sur son corps-objet...
Dans le verre d'alcool du désespoir
Qui tue à petit feu l'homme licencié,
Rejeté à la rue par l'inique pouvoir
D'hommes jouissant sur le fric amassé...
Dans les douleurs affreuses et les cris
Des vies torturées sous le joug imbécile
D'un pouvoir frauduleusement acquis
Par de dangereux psychopathes séniles...
Dans la détresse des enfants fracassés
Par ceux qui avilissent leur innocence
A nos portes ou dans des pays éloignés
Par la complicité de coupables silences...
J'ai vu les plaies de l'oppression.