Petit matin
D'un partage inattendu et pur, faire palpiter nos rêves,
Ceux qu'on croyait échoués mais qu'un regard soulève,
D'une caresse tremblante, effacer les anciennes peurs,
Et demander à la lune complice de te voiler de pudeur.
Redécouvrir en nous-mêmes des sensations étranges,
Quand je pose mes silences sur ton cœur tout tremblant,
Et que sur le matin notre nuit doucement s'effrange,
Dans les irisations particulières de la rosée et du vent.
Accrocher enfin aux cils fragiles des heures fiévreuses
Les aveux profonds et brûlants d'une fulgurante évidence,
Quand ton regard, sur le seuil d'une journée heureuse,
Dessine dans un sourire l'écho des précieuses confidences.
