Je te reconnais...

Je te reconnais
Dans la douceur du vent qui courbe les saules
Sous sa caresse invisible et pourtant vivante ;
Dans la course des nuages à l'horizon soyeux
Où mes yeux éperdus te devinent chaque soir.
Je te reconnais
Dans la pluie chaude des larmes qui inondent mes yeux
Lorsque l'absence se pare, la nuit, d'un silence épais ;
Dans cette vibration indéfinie de l'air qui m'arrive
A la frange fiévreuse des nuits de ta présence absente.
Je te reconnais
Dans les couleurs chaudes et changeantes de la forêt
Complice muette de ces mots échangés et tant espérés ;
Dans les empreintes chaudes de nos nuits de partage
Quand nos désirs se conjuguent et nous emportent.