Mes hiers...
De mes hiers avortés sur l'autel maudit de la morale
Je porte le fardeau, dans les cicatrices de mes mains
Qui se tendent vers l'horizon bleu de mes lendemains
Quêtant, fiévreuses, l'oasis de paix de l'ultime escale...
De mes hiers torturés par les lames de l'indifférence
Je garde encore l'empreinte saignante des mensonges
Comme une plaie vive, maquillant de noir mes songes,
Mais qu'un ange veut guérir d'amour et de patience...
De mes hiers amputés par les lois absurdes de la raison
Je traîne les longs oripeaux gluants sur mon cœur blessé
Qui, à l'heure du partage, doute d'encore savoir aimer
Quand tes mots tendres lui dessinent un nouvel horizon...