Les oiseaux noirs
Sur les autoroutes infinies des nuits d'errances
Je croise parfois les silhouettes fantomatiques
De mes désespoirs qui, vautours plasmatiques,
Viennent se repaître du festin de ma souffrance.
Lorsqu'ils se gavent des lambeaux de mes nuits,
Oiseaux noirs aux longues serres acérées, serrées
Sur mes désespoirs, ils reviennent mais sans bruit,
Finir leur travail au profond de mes yeux apeurés.
Alors dans un cri j'abandonne à leurs becs diamant
Ces mots avortés au seuil de mes lèvres diaphanes,
Quand la nuit infidèle revient au bras des tourments
Et dépose sur mon cœur une rose qui déjà se fane.
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