Désarmé

Je n'ai jamais voulu des armes pour me défendre
Et je n'aurai que quelques larmes pour attendre.
Juste une nouvelle et froide nuit
Qui a emporté au loin mes cris...
Juste une autre vraie souffrance
D'années où je ne fus que silence.
Ma plume cherche un visage
Mais mon encre est sanguine ;
Je ne suis plus qu'en marge
Et chaque heure me lamine...
Le temps qui lentement s'écoule
Ravive cette profonde douleur
De savoir que dans cette foule
Je n'ai été et ne suis qu'erreur.
Je n'ai jamais voulu des armes pour me défendre
Et je n'aurai que quelques larmes pour attendre.
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