Le vieillard - Jean MUZI - Contes du monde arabe

Publié le par Antine@

Les adultes croient souvent  que les contes sont réservés aux enfants, que ce sont des histoires à dormir debout bonnes à faire rêver les enfants... Les adultes se croient sérieux... Pour avoir longuement étudié les contes, je sais qu'il en est tout autrement et je voudrais ce matin vous proposer une histoire apparemment simple qui, comme souvent, est pleine de sagesse.

A un moment où les dirigeants de ce monde jouent à la roulette russe avec l'avenir de la planète, où l'on s'octroie des "permis de polluer" sans se soucier des générations futures, l'histoire de ce vieillard me paraît intéressante.


 

    Un roi chevauchait la plus fougueuse de ses montures lorsqu'il rencontra sur le bord du chemin un vieillard courbé qui plantait des arbres fruitiers. II arrêta son cheval et l'observa.

    «Tes cheveux, lui dit-il, sont blancs comme le lait. Il ne te reste pas longtemps à vivre et je m'étonne que tu plantes encore des arbres dont tu ne verras jamais les fruits.»

    Surpris par une telle remarque, le vieillard regarda longuement le roi avant de se décider à parler.

    «Mes ancêtres, finit-il par répondre, ont planté des arbres afin que je puisse en récolter les fruits. C'est la raison pour laquelle j'en plante à mon tour pour ceux qui me succèderont. Ton père fit de même puisqu'il s'attacha à la mise en valeur du pays jusqu'à sa mort. En poursuivant son oeuvre, depuis que tu es sur le trône, tu ne fais, comme moi, que préparer l'avenir.»

    La réponse plut au roi. Il sourit, plongea la main dans sa poche et en tira une poignée de pièces d'or qu'il tendit au vieillard.

    «Prends-les, lui dit-il, elles sont à toi.

    - Mon travail n'aura pas été vain, s'exclama le vieillard en les acceptant, puisque j'en tire immédiatement profit. Mes arbres ont rapidement produit leurs fruits.»

    Le roi apprécia beaucoup ces mots pleins de sagesse et il offrit alors au vieillard des terres et de quoi les irriguer.

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Publié dans Textes d'auteurs

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J
Merveilleux, les contes sont la mémoire des peuples et s'enracinent très loin, Le"  vieux sage de l'Aubrac " en sait quelque chose .Oui, quitte à passer pour des " cons " comme tu le dis continuons à oeuvrer pour que nos enfants puissent respirer...Je t'embrasseJackie
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L
L'univers du conte est pour moi passionnant et fascinant.. dans un premier temps, il est source de rêve :"il était une fois.."... intemporel, immatériel.. mais au delà du rêve se dégage une sagesse, un enseignement.. "lire entre les lignes..." c'est passionnant non ?Je t'embrasse..
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M
Les contes ne font pas rêver que les enfants, dans mon âme et conscience il y a une grande place pour le rêve et rêver est un bonheur de percevoir les choses qui un jour peuvent voir ce rêve se réaliser...Ô grand sage, je vois apparâitre un homme courbé rempli de savoir et de sagesse, dont chaque mots ont un symbole dont on doit en retenir chaque lettre...Le savoir se transmet de génération en génération tel est le cycle de la vie comme l'arbre qui est un grand sage à lui seul...Merci beaucoup pour ce partage enrichissant, le conte doit aussi faire parti en ce monde d adulte...Je te souhaite une bonne soiréeJe t embrasse.
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D
bonjour Antinemerci pour ce conte plein de sagesse une très belle histoire pour le grand enfant que je suismerci pour ton com c'est un plaisir de te lireamitié D R
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A
<br /> Je me doutais que ce conte aurait un certain succès car il a cette qualité rare de proposer une pensée profonde, sérieuse, sous une apparence simple...<br /> C'est ainsi souvent que les idées passent le mieux et qu'elles touchent le plus grand nombre. Les contes sont une mine inépuisable d'enseignement...<br /> Revisitons-les... Relisons-les...<br /> Belle soirée à toi...<br /> Amitiés<br /> <br /> <br />
S
Joli conte, profonde sagesse. Le bon vieillard aurait pu, aussi, refuser l'or, et le Prince, encore plus magnanime, lui aurait alors donné les terres...Nous ne sommes que des humains !
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